Bonjour à tous,
de retour à Ouaga après un premier séjour ici il y a 5 ans. C'est marrant de retrouver l'aéroport "international", les rues poussiéreuses, les vélos, l'avenue de la révolution, l'avenue N'Krumah, les maquis...De retour ici mais cette fois avec des missions bien différentes d'il y a 5 ans. Au programme: intervention à l'assemblée générale de la Banque Africaine de Développement et départ en brousse, à Léo, au Sud du pays dans une coopérative de femmes.
Aujourd'hui, dimanche, c'est donc la BAD qui est au programme. Nos premiers contacts avec eux datent de fin 2005 pour réfléchir ensemble à des solutions de financement et de préfinancement pour les coopératives. C'est très intéressant de voir que nous avons aussi un vrai rôle de lobbying pour fédérer d'autres acteurs autour de notre cause. Après plusieurs rencontres, la BAD a décidé de consacrer un atelier entier au Commerce Equitable et aux moyens pour la banque de redescendre son action au niveau des petits producteurs. En fédérant une banque de développement, une banque de détail et un acteur comme nous, nous pouvons envisager une bonne répartition des rôles: nous pour l'identification des coopératives, le suivi des projets, la banque de détail pour profiter d'un réseau local et le bailleur pour la garantie. Avec ça le risque est réduit car les coopératives ont un volume de transactions garanti sur le marché Commerce Equitable et le coût du crédit devrait sensiblement baisser.
La solution prend forme et on espère aboutir avant la fin de l'année 2006!
Pour la petite histoire: le matin a été consacré à des interventions de producteurs notamment celle d'un producteur togolais qui a connu quelques difficultés à lire son texte. C'était très touchant de voir ses efforts pour arriver au terme de son texte dans un contexte inédit pour lui. Au final, intervention du ministre burkinabé du commerce: "Bon, et la prochaine fois, vous prenez rendez vous chez votre ophtalmo avant de venir à l'AG de la BAD"...
Encore du chemin à faire avant que les responsables politiques comprennent les préoccupations et les réalités des producteurs: c'est assez triste. A bientôt dans le Sud du Burkina.
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